14-09-2012

Bio-contrôle, une voie complémentaire

 

Les produits de bio-contrôle se présentent comme une voie à la foie alternative et complémentaire des produits phytosanitaires.

"Afin de toujours mieux répondre aux enjeux de la protection des plantes et à ceux d'une meilleure prise en compte des aspects environementaux, le Groupe DE SANGOSSE s'est engagé depuis deux ans déjà dans le bio-contrôle" explique Christophe Maquin, directeur marketing chez DE SANGOSSE.

Deux produits sont d'ores et déjà disponibles à la gamme : Novodor FC (Bacillus Thuringiensis) contre le doryphore de la pomme de terre et Adverb (bio-insecticide à base de nématodes) contre le carpocapse des pommes.

A moyen terme, DE SANGOSSE espère développer une dizaine de produits, "nous mettons en place un programme de "sourcing" et de développement technique important afin de valider différentes pistes. Si ces produits ne résoudront pas à eux seuls l'ensemble des problèmes de protection des plantes, en revanche, dans des situations de pression moyenne à faible, nous pensons qu'ils peuvent s'intégrer dans les programmes en association avec la lutte raisonnée conventionnelle d'aujourd'hui" poursuit Christophe Maquin. Il n'y a pas forcément opposition entre ces moyens dits de bio-contrôle et les produits de synthèse. Ils sont et seront plus souvent complémentaires d'ailleurs.

A l'instar de la confusion sexuelle en arbo, DE SANGOSSE souhaite trouver de nouvelles solutions sur de nombreuses cultures même si souligne Christophe Maquin, "le savoir-faire dans ce domaine concerne aujourd'hui surtout les cultures spécialisées et le maïs". Le marché des produits de bio-contrôle en est encore à ses balbutiements, il représenterait à ce jour environ 900 millions de dollars au niveau mondial (dont la moitié serait des Bt), soit 2,5 % du marché phytosanitaires. Néanmoins, les perspectives de croissance semblent assez fortes sur tous les grands marchés.

Sur le plan réglementaire, ces produits dépendent comme tous les pesticides de la directive 91/414."Les exigences en matière d'études de risque et de danger sont les mêmes que pour les produits issus de la chimie de synthèse" précise Marie Cazal en charge des questions réglementaires sur ces produits chez DE SANGOSSE, "néanmoins le cahier des charges pour les dossiers d'inscription des matières actives est un peu allégé dans un objectif de bon sens. Ainsi, si une substance est naturellement présente dans le sol, l'eau ou les produits alimentaires et que son application sur la culture n'augmente pas sa concentration, une exemption d'études spécifiques et d'évaluation des risques est possible" explique-t-elle.

Résultat, le coût des études est moindre pour une molécule d'origine naturelle par rapport à une molécule de synthèse (facteur 10). Les taxes d'inscription sont également plus faibles : 40 000 euros pour les substances de type phéromone ou végétale n'ayant pas subi de transformation chimique, 50 à 100 000 euros pour des micro-organismes contre 100 à 200 000 euros pour des produits de synthèse. Un dispositif plutôt favorable qui n'empêche pas les professionnels du bio-contrôle de réclamer une réglementation spécifique.